JOHN OBI MIKEL, la présentation d'un joueur au talent exceptionnel !

 

 OBI MIKEL, le nouveau prodige des Super Eagles !

Nom: Mikel John Nchekube Obi (baptisé Michael comme son père, il optera pour Mikel par la suite)

Né le: 22 avril 1987 à Jos (Nigeria)

Nationalité: nigériane

Taille:1m90

poids: 80kg

poste: milieu de terrain

Clubs: Plateau United (Nigeria), Lyn Oslo (Norvège). Depuis 2006: Chelsea FC (Angleterre)

Né le 22 avril 1987, John Obi Michael est déjà considéré comme l'une des plus grandes promesses du football mondial. 



Né à Plateau State au Nigeria, celui qui n'a aucun lien de parenté avec l'illustre Obi Wan Kenobi, intègre rapidement l'improbable et énigmatique Pepsi football Academy à l'age de 13 ans. Petit mais vraiment costaud, il rejoint deux ans plus tard le club de sa ville, Plateau State, dans lequel il devient rapidement l'attraction locale grâce à ses dribbles chaloupés, sa puissance hors du commun pour un joueur de son âge et une pointe de vitesse susceptible de rendre jaloux l'autre star publicitaire du coca bleu, Roberto Carlos. Son ascension est semblable à ses accélérations balle aux pieds : fulgurante.




 En 2003, Le jeune milieu de terrain intègre l'équipe nationale nigériane qui dispute le championnat du monde des moins de 17 ans en Finlande. Une nouvelle vie commence. Un nouveau nom aussi : il adopte la version scandinave de Michael. Inconnu avant le tournoi, le nouveau Mikel se fait un nom en éclaboussant de son talent la compétition et en affolant les recruteurs. Le Brésil, comme d'habitude, finit vainqueur, le jeune espagnol Fabregas remportant, lui, le titre de meilleur joueur du tournoi. Pourtant, c'est lui qui captive toute l'attention des recruteurs.



Cette première expérience internationale permet au prodige africain de s'ouvrir les portes de l'Eldorado européen. Manchester United est le premier à lui ouvrir les rideaux du théâtre des rêves en lui offrant un contrat et une bourse d'étude. Doué sur les terrains, le joueur se révèle être un véritable bonnet d'âne en classe... il s'entraîne néanmoins avec l'équipe première des Red Devils. Diamant brut et prometteur, Obi Mikel doit pourtant abandonner le club à cause d'une législation anglaise imposant un nombre de matchs internationaux minimum que le Nigérian n'a pas encore eu la joie de goûter. Pour lui il s'agit dés lors de mûrir ou de mourir. Un temps pressenti au Sporting Lisbonne ou au Standard de Liège, le super "Little" Eagles choisit la solution la plus improbable : le Lynn Oslo. Où il signe un contrat amateur. Trois matchs et zéro but plus tard, Manchester décide d'arrêter le gâchis en misant véritablement sur lui pour la modique somme de 8 millions de livres sterling.


Présenté comme une star lors de son intronisation médiatique, Obi Mikel fait partager son bonheur et son sourire émail diamant à tous les journalistes présents pour l'événement : « C'est fantastique de venir dans un grand club comme Man U. C'est une chance pour un joueur de mon âge. » De retour dans les fjords où il doit achever sa saison, le joueur fait grincer des dents en accusant ses deux clubs de l'avoir forcé à signer sous la contrainte et en prétendant avoir reçu des menaces de mort par téléphone. Question de vie ou de mort ou pas, Chelsea dépose un recours à la FIFA pour annuler le transfert. Epaulé par des conseillers véreux, Obi s'enfuie d'Oslo, rate un match et s'envole pour rejoindre Londres sans prévenir personne. La police est sur les rangs et Carlos Queiroz accuse Chelsea de « kidnapping ». Il réapparaît quelques jours plus tard rempli de certitudes : « Au fond de moi je sais que Chelsea est le club qu'il me faut. Je veux jouer là-bas. United a uniquement traité avec mon club, je n'ai pas été consulté pendant les négociations et une fois l'accord intervenu, les deux parties m'ont forcé à signer le contrat avec Manchester. Mon premier choix, c'est de rejoindre Chelsea mais je suis jeune, j'avais à l'époque 17 ans, et l'on m'a forcé à signer alors que je ne voulais pas. Je suis serein car mon agent a tout fait pour que je puisse choisir seul mon nouveau club. » Mourinho, Peter Kenyon et son agent jubilent.


En attendant la réponse de la FIFA, l'insaisissable Obi Mikel s'envole l'été dernier vers les Pays-Bas où se déroule le championnat du monde des moins de 20 ans. Le joueur démontre qu'il n'a pas oublié comment casser les bassins de ses adversaires avec ses dribbles. En guise de renaissance, il hisse le Nigeria jusqu'en finale, contre l'Argentine. La défaite et le Ballon d'argent obtenu juste derrière Messi apparaissent secondaires. Protégé par son entraîneur SiaSia, un ancien pensionnaire du FC Nantes, le convoité prodige mûrit en écoutant les paroles du coach : « Je n'ai rien à leur apprendre sur le football, je leur conseille de penser à leur avenir, et de faire attention à l'argent. Il faut leur apprendre à rester humble et leur montrer que la vie ne se résume pas à rouler dans une grosse voiture. » Sans club ni grosse berline, il est néanmoins convoqué pour la CAN, à la surprise générale. Entré en deuxième mi-temps contre le Zimbabwe pour son deuxième match avec les "Grands", le Garrincha nigérian distille son énorme talent en réveillant un match jusqu'alors soporifique. Avec une passe décisive et un but, il enflamme les tribunes, qui en redemandent. Prédateur sur le terrain, le bon John Obi montre en dehors toute la fragilité de son adolescence : « Je joue avec le sourire, car notre équipe est placée sous le signe de l'harmonie et cela m'aide à dépasser toutes les polémiques dont je suis l'objet. Il y a beaucoup de tentatives de déstabilisation. Certaines personnes sont trop cruelles. Elles profitent de moi...mais je suis quand même content d'avoir joué aujourd'hui. » A la fois touchant de naïveté, dribbleur et mal conseillé comme Garrincha, souriant et imprévisible comme Ronaldinho, Obi Mikel réunit des qualités dignes des plus grands. On comprend mieux Chelsea et Manchester...


Sofoot.com

" IL EST FANTASTIQUE !"  Fifa magazine, 28 janvier 2007

La saga de son transfert enfin achevée, il reste à Mikel à conquérir sa place de titulaire à Chelsea, ce qui, dans un effectif aussi prestigieux n'est pas chose facile. Alliant d'excellentes qualités techniques de dribbles et de passes et une science tactique remarquable pour son âge, il faut lui ajouter à son arc des qualités defensives irréprochables, comme le fait observer José Mourinho, manager du club et grand admirateur du joueur et d'autant plus exigeant.